Le temps d’une toune

Je me rappelle d’une époque où je feelais pas trop. J’écoutais l’album The Suburbs, d’Arcade Fire et je nourrissais mon dégoût pour la banlieue, dans la 3, direction Repentigny.

Ouf. Évidemment, c’est pas super sain d’écouter des paroles qui nous répètent grossomodo “T’es pas bien là où t’es”, surtout en sachant qu’il n’y avait pas de sage moyen à court terme d’échapper à ma condition de banlieusarde. (Et, euh, parenthèse. Repentigny, c’est ben cool là, j’aime aujourd’hui aller y visiter ma famille et les chats, mais ma tête déprimée de l’époque aimait pas grand chose.)

“We used to wait” rythmait mes respirations quand je marchais dans les stations de métro, pis c’était pas top pour l’anxiété, parce que le beat est pas pire rapide. Mais bon, le temps d’une chanson, je me sentais comprise et moins seule.

*

J’ai découvert (Tu vas m’dire it’s about time, girl!) le band Spoon, comme j’y faisais allusion, il y a quelques constats. Ça rentre vraiment dans ma définition de Feel good music, en plus pop et moins indie que mon classique Peter Bjorn and John, mais quand même. Ça remonte le moral, les paroles sont pas trop vides de sens, y’a une bonne bass dans la plupart de leurs tounes, pis ça me rend invincible. Jusqu’à ce que j’enlève mon casque d’écoute.

Toi, c’est quoi ta toune?

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