Aider un sans-abri sans lui donner du change

Après mes péripéties avec un jeune homme qui quêtait dans mon commerce et une femme itinérante qui m’a pété une coche dans les toilettes publiques lors de la même journée, je suis allée piquer une jasette avec un sans-abri que je connais bien et qu’on aime tous dans mon équipe. Juste pour rétablir le karma d’la vie, t’sais.

Lui, ne quête pas. Il l’a déjà fait, mais n’aime pas ça et peut s’en passer pour vivre, dit-il. Il ne fait pas de drogues dures comme, à ses dires, la plupart des autres sans-abri. J’étais semi-”contente” de me faire confirmer ça par quelqu’un qui vit ça de l’interne, parce que bien qu’on ne veuille pas présumer, on est toujours tentés de penser que ceux qui sont dans la rue le sont à cause d’un problème de drogue. Ils auront beau dire qu’ils ont faim, veulent du cash pour manger, c’est surprenant de voir combien certains peuvent gagner par jour en quêtant. Et encore là, pas de généralités, mais on peut se méfier.

Je dis souvent qu’on ne devrait pas donner d’argent à ceux qui quêtent dans la rue, parce que ce sont généralement de plutôt mauvais investisseurs… Peu se rebâtiront pas une vie sur le 2$ que tu viens de leur donner et si jamais ils en venaient à l’utiliser réellement pour de la nourriture, les chances sont qu’ils s’achètent un pad thai plutôt qu’un bol de fruits au IGA tsé (Je parle de mon expérience de témoin du quartier latin).

Bref, j’ai énormément de respect pour lui, que je ne nommerai pas, juste parce que.   

Il m’a partagé quelque chose auquel je n’avais pas vraiment pensé, ever. Comme il se nourrit dans les poubelles (et me racontait à quel point c’est surprenant, ce qu’on peut trouver d’encore bon et frais, que des gens jettent nonchalamment!), apparemment qu’il y a une sorte d’entente qui devrait être plus connue, selon laquelle lorsqu’on ne finit pas notre lunch, ou qu’on va au resto et qu’on en sort avec un doggy bag plein de bouffe qu’on est trop lâche pour trainer au bar avant d’aller à la maison, il serait wise de laisser ça à côté d’une poubelle, plutôt que dedans. C’est comme un code. “Voici ma bouffe, il en reste pas mal et c’est encore bon”. Il avait l’air ravi que certains comprennent le code. J’ai dit que je passerais le mot, étant donné que moi-même, ça ne m’était pas venu à l’esprit de faire ça.

Personne n’aime fouiller dans les déchets des autres, mais si on jette des choses qui peuvent servir à quelqu’un d’autre, il est logique de ne pas le mettre dans les poubelles, right? 

Voilà, c’était un message aux gens vivant dans les métropoles.

Rendons le monde meilleur, une fin de lunch à la fois!

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