Ce desir de bien faire les choses

J’gosse beaucoup de gens.

J’étais petite et quand je faisais mon lit le matin, je recevais les félicitations de ma mère et mes soeurs soupiraient les yeux à l’envers. Entendons-nous, je ne le faisais pas pour les félicitations publiques, mais simplement parce que je savais que ça plaisait à ma mère.

Le même pattern se produisait à l’école, où je passais pour la chouchou, parce que j’essayais d’être gentille en participant aux moments où personne ne le faisait et mon enseignante me le rendait bien (dépendamment des années).

Comme si la norme c’était d’être chiant avec les enseignants, je me démarquais avec mon désir de plaire, d’être gentille, de répondre aux attentes, de m’améliorer.

Puis je suis arrivée sur le milieu du travail, où j’ai fait super impression lors des entrevues, été retenue, et pas trouvé ce que je cherchais. On valorise rarement les efforts, les bons coups, la bonne attitude. On valorise les résultats, souvent plus que tout. Il arrive qu’on gagne de l’avance en route, au détriment des bons éléments, pis c’est ben déprimant. J’écrirai plus longuement là-dessus, un jour.

Il y a des mentors, ces personnes tellement inspirantes au travail qu’on en oublie que gérer un établissement qui fait des lattes n’était pas exactement notre plan de match original  (Allô Patricia, je t’aime et bon succès dans ton nouvel emploi en 2016. J’espère retravailler avec toi un jour!). J’aime travailler et rendre les autres heureux, cela a du sens pour moi. Comme nuire aux autres ou les rendre malheureux me rend extrêmement mal, ce n’est pas tellement un désir de plaire qu’un désir de faire bien les choses. Do things the right way feels great.

Mais me voilà, après 2015, après une année de gestion qui s’est bien passée, somme toute. Me voilà qui veut renouer avec une part de Juliette. Celle qui devrait pratiquer une discipline qui valorise les mots justes, le contact humain, le sens de l’humour. Me voilà qui veut apprendre de nouvelles choses, me raffiner sur ce que je sais faire.

Bien-entendu on continue d’apprendre quoi qu’on fasse. Mais la Juliette du 31 décembre 2015 est un peu tannée de sortir des croissants du congélateur pour le lendemain. Parce que c’est sur qu’avec ça, je trouverai pas tellement de sentiment de réalisation.

 

Bonne année, à de meilleurs quotidiens en 2016

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