La fois où j’ai poussé (respectueusement) une étrangère

Alors je prends le métro tous les jours ou presque, comme beaucoup de Montréalais. Pour faciliter l’expérience et la rendre plus agréable, la STM a lancé des campagnes de publicité misant sur la courtoisie dans les transports en commun. Laissez sortir les gens du wagon avant d’y rentrer, ne mettez pas vos pieds sur un siège, laissez votre place aux femmes enceintes et personnes à mobilité réduite, si vous avez un sac à dos dans un wagon plein, merci de le tenir entre vos mains, etc. Du gros bon sens, quin. On a même ajouté des lignes jaunes avec des flèches à chaque sortie de wagon, pour faire comprendre comment se placer pour faciliter la sortie des gens à l’intérieur du wagon.

Voilà que l’ère des téléphones intelligents rend un peu nono et fait de certains des zombies, concentrés sur leur écran de 3 pouces carrés comme si c’était un passage important du livre du siècle.

À mon arrivée à Berri-UQAM, une foule de gens respectait les limites définies par les zones jaunes. Puis il y avait cette fille, mi-vingtaine, directement placée sur la flèche. Les yeux rivés vers l’infini de son téléphone. J’étais la première à sortir, j’ai donc pris mes deux mains, que j’ai posé sur ses épaules pour effectuer une translation vers la gauche en présentant mon mouvement d’un “excuse-moi” très doux et zen. Elle s’est laissée faire, toute mobile.

Parfois, lever les yeux, simplement, peut être courtois.

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