Voyager végé sans manger juste du riz

J’ai beau avoir fait comprendre à l’algorithme de facebook de me montrer juste des légumes (un succès en soi), lorsqu’on voyage, on n’a pas trop le contrôle sur ce qui se trouve autour de soi. Si on veut continuer à manger des fibres, il faut faire un effort supplémentaire et j’ai développé quelques trucs pour y arriver.

Ne pas sous-estimer les groupes facebook

À Nouvelle-Orléans, c’est bien tentant de rester dans le French Quarter, et s’imaginer, dans un déni total, qu’on n’est pas entouré de banlieues américaines et quartiers pauvres avec plein de photos de burgers. Je dois avouer que personnellement, je préférerais que le « CHICKEN FESTIVAL » soit une fête où on apprend l’histoire des poules, leur évolution, leurs ambitions et qu’on les flatte avec leur consentement, mais ma ville végé de rêve n’existe pas encore.

Bref, c’est en cherchant « Vegan New Orleans » sur facebook que j’ai trouvé un groupe et demandé de l’aide pour manger des plantes. Une inconnue m’a offert un lift et de la compagnie dans la découverte d’une place de yoga qui faisait des bons petits plats maison végés et une autre inconnue m’a recommandé un endroit qui s’appelait Sneaky Pickle, où elle travaillait. J’ai été sur place et comme elle travaillait, je me suis présenté comme la french canadian de facebook, elle était TROP sweet et m’a donné un biscuit avant de partir. Ceux qui disent que les réseaux sociaux sont nuisibles ne savent pas comment les utiliser. #biscuitsgratuits

Trouver le quartier hippie de la place

J’ai cette application que j’utilise beaucoup, et surtout en voyage, qui s’appelle Happycow. C’est comme ça que j’ai découvert Seed à Nouvelle-Orléans, une place qui véganisait les classiques culinaires de Louisiane, comme les beignets, les sandwichs Po-Boy et les soupes Gumbo (mon estomac brûle encore d’amour pour cette soupe, accessoirement dû aux multiples piments).

À Hawaii, en m’éloignant de Waikiki, j’ai découvert avec Happycow un petit café quasi-végane (le lait de vache dans le café, paraît que ça fait gagner une clientèle non-négligeable, c’est correct, on ne défait pas l’habitude de boire le lait maternel d’un mammifère si facilement, je sais). Ce café était à deux coins de rue d’une épicerie complètement végétarienne. Avec l’enthousiasme d’un labrador devant des invités à Noël, j’ai fait le plein d’eau de coco, de barres tendres et d’une hélas-décevante-salade-à-12-piastres qui contenait trois pois chiches et une quantité de laitue romaine gênante. J’ai atteint mon quota de laitue fade pour l’année, merci Hawaii. Un merci plus sincère à Honolulu pour avoir rapproché deux commerces végé et m’avoir fait découvrir un quartier presque hippie.

… L’aéroport

Les aéroports sont le pire piège pour les végétariens-végétaliens. Il faut user de créativité pour trouver son compte. Les sandwichs au poulet et steakhouses abondent et si on ne veut pas se retrouver à manger du pain et boire de la bière pour considérer qu’on est corrects, parce qu’on a ainsi notre apport quotidien de B12, il faut utiliser l’un de ces trucs:

  • Commander des à-côtés et s’en faire un repas (quartiers de patates au four, salade verte, petites fèves vertes à la vapeur, ou en dernier recours, de modestes crudités)
  • Trouver un comptoir de nourriture asiatique (caris au lait de coco et légumes, sautés à l’asiatique au tofu, rouleaux de printemps aux légumes… Quand y’a un resto asiatique, y’a du végé)
  • Acheter un shitload de barres tendres dans les magasins d’aéroport et espérer que le hummus snack dans l’avion fera la job de nous faire toffer jusqu’à notre destination.
  • Rendre les armes et accepter de manger un peu de mac & cheese pour boucher un coin de notre estomac (Je te respecte quand même, bel essai)

Somme toute, les opportunités sont là, et ce ne sont pas toutes les destinations qui sont végé friendly. Manger un peu de poisson ne tuera personne (sauf le poisson lui-même) et rendre grâce pour ce poisson qui a donné sa vie pour être dans ton assiette pourra te faire sentir mieux. Sinon, c’est une autre belle raison de continuer à manger des bonnes lentilles rendu chez vous.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s